Foumbot : une opération de bouclage marquée par une saisie importante d’armes à feu.
Samedi 29 août 2026, au poste de commandement de la légion de gendarmerie de l’Ouest, le colonel Abba Saïdou fixe le cap. Ses consignes sont brèves mais fermes .Quelques instants plus tard, près de deux cents gendarmes prennent la route de Foumbot, dans le département du Noun. L’opération de bouclage, préparée depuis des mois, s’impose comme une nécessité dans cette ville carrefour où se croisent populations et trafics de toutes sortes.Sur le terrain, les contrôles s’enchaînent. Identités vérifiées, véhicules inspectés, motos immobilisées. Chaque détail compte. Et les résultats ne tardent pas : une vingtaine d’armes à feu sont saisies, accompagnées de munitions, de drogues et d’autres objets illicites.Le colonel Abba Saïdou, commandant de la légion de gendarmerie de l’Ouest, explique :« Cela fait plus d’un an que nous préparons cette opération. Foumbot est connue comme une plaque tournante des trafics : stupéfiants, carburant frelaté, médicaments avariés, et même ossements humains. Conformément aux instructions du haut commandement, il était impératif de rétablir l’ordre et de faire prévaloir l’autorité de l’État. Ici, il est souvent compliqué de servir une convocation ou d’exécuter un mandat. Il fallait remettre les choses à leur place. »La saisie des armes constitue le point fort de cette opération. Mais le bilan va bien au-delà : une centaine de personnes interpellées, une cinquantaine de motos d’origine douteuse confisquées, et surtout l’arrestation de suspects en cavale depuis plus de deux ans.Le colonel insiste :« Le résultat est plus que positif. Nous avons mis la main sur des individus qui échappaient à la justice depuis longtemps. Ils seront présentés dans les prochaines heures aux autorités compétentes. »
Au-delà des chiffres, cette opération illustre la volonté des forces de l’ordre de reprendre le contrôle d’un territoire stratégique. Foumbot, riche de son potentiel agricole, doit être protégée des menaces qui pèsent sur sa sécurité. Pour le colonel Abba Saïdou, ce n’est qu’un début : d’autres opérations suivront, avec la même détermination.
Joseph K / NGOM


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